Cyberillac à Bordeaux

qlettre uand on réside si près d'une ville aussi belle que Bordeaux, il faut toujours saisir l'opportunité de lui rendre une visite. C'est exactement ce que firent les adhérents de Cyberillac le vendredi 19 juin 2015 alors que la météo annonçait une journée splendide. Mais, Bordeaux ne se laisse pas si facilement approcher dans le chaud soleil de l'Aquitaine qui eût, si la matinée n'avait pas été grise, fraîche et ventée, éclairé magnifiquement la pierre blonde des élégantes façades. Qu'importait ! La ville, familière pour les uns, à découvrir pour les autres offrit sa splendeur à tous les regards. Ils la virent depuis le petit train qui sillonne les quartiers en se faufilant dans les encombrements.

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Le voilà qui arrive, se gare aux allées de Tourny, le long des cabanes en bois dressées pour les Epicuriales. Cette foire commerciale qui occupait la partie centrale des Allées, n'empêchait pas l'activité touristique, bien au contraire.
A l'arrière plan de la photo se distingue une tranche de façade d'une teinte plus claire. Elle est au dessus du café le Régent à gauche de l'Apple Store que certains d'entre nous fréquentent régulièrement. En tout cas ceux qui ont eu l'heureuse idée d'investir dans un MAC et qui sont ainsi propriétaires d'une machine qui met toujours le même temps pour démarrer, qui ne plante que quand elle héberge des produits microsoft, qui fonctionne sans anti-virus et qui n'affiche aucun de ces messages aussi bizarres qu'incompréhensibles. Mais cette remarque chromatique n'était pas pour justifier les royalties que me verse Apple, je voulais juste attirer l'attention sur la difficulté qu'ont eu, depuis que Bordeaux s'est réveillée, les pouvoirs publics municipaux pour rendre à la ville sa beauté initiale. Jusque là, victimes de la pollution, les pierres de Bordeaux étaient toutes noires. Aujourd'hui beaucoup ont été grattées et révèlent les façades dans une harmonie de prestige et d'élégance. S'ajoutent à cet effort remarquable d'embellissement les espaces urbains repensés pour intégrer le tramway et favoriser les circuits piétons. Ils donnent le recul maintenant pour admirer Bordeaux. Alors, si de ci de là une teinte n'est pas tout à fait en accord avec ses voisines, il convient d'être indulgent et au contraire encore plus admiratif devant la transformation de la ville qui est une réussite incontestable.

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Bien avant d'embarquer dans les wagons, Alain s'interroge sur l'enfilade des immeubles qui bordent de chaque côté les allées de Tourny. Ils sont si nombreux, paraissent si neufs qu'ils se reflètent avantageusement dans la moindre vitre. Est-ce à cela que songe Alain distrait de ses habituelles préoccupations informatiques ?

Parcourir une ville en petit train place le voyageur touriste dans une position d'observateur idéale. Assis sur son banc il a, à droite comme à gauche, une vision du trottoir incomparable. Il peut comme je l'ai fait photographier la vie de la rue et comme je l'ai fait imaginer toute sorte de scénario. Isabelle était en pause cigarette en compagnie de Josepha. Elles échangeaient sur leur vie : leurs conjoints, leurs parents, leurs enfants et leurs collègues. La mère d'Isabelle, qui très jeune a perdu son père, lui mène par exemple une existence impossible. Elle envahit son couple et, comment le lui dire sans se fâcher ? De son côté Josepha a toujours ses deux parents mais son père, un historien passionné, ne comprends pas le goût immodéré de son compagnon pour le sport.
Il pense que les Girondins n'est qu'un club de foot et n'imagine même pas un instant toute la gloire attachée à ce nom...
Maud arpentait la rue Porte-Dijeaux à grand pas. Rien ne pouvait la distraire de sa liaison téléphonique avec Aurélie sa copine avec qui elle préparait un week-end à Lisbonne. Quelle idée, alors qu'elles sont à Bordeaux où il y a tant à voir !
Sandra traversait la place de la cathédrale Saint André très affairée sans même jeter un regard à la tour Pey-Berland si magnifique. Un jour elle recontrera Maud sur un réseau social. Elles deviendront amies. Aurélie, finalement, n'ira jamais à Lisbonne. Maud lui préférera Sandra pour partir en Ouzbékistan...

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Isabelle Maud Sandra Josepha

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Le petit train emprunta pour commencer cette rue qui porte le nom d'un personnage dont plus personne ne connaît les états de services. . . sauf vous puisque je vais maintenant vous les citer. Thibault-Joseph de Gobineau, conseiller au Parlement de Bordeaux en 1768, fit construire l'hôtel particulier pointu qui marque l'angle des allées de Tourny et le cours du XXX juillet. Sa géométrie si particulière et son emplacement idéal face au Grand Théâtre en font l'un des immeubles les plus remarqués de Bordeaux. Partout Thibault est écrit avec un l. Sur la plaque il n'y est pas. Curieux que les viographes de la ville aient pu commettre une telle erreur ! C'est qu'ils ont fort à faire avec cette ville aux si étranges désignations : Place des Quinconces, rue Esprit des Lois, rue Blanc Dutrouilh et ce nom cours pour les grandes artères : cours de l'Intendance, cours Portal, cours Balguerie Stuttenberg etc. . . Comme Jeannine me le demandait, j'ai cherché l'origine de la place des Quinconces, la plus grande d'Europe quand s'y ajoutent les allées de Bristol et les allées de Munich. Son nom lui vient des arbres plantés en quinconce. Pragmatiques, les bordelais !

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La suite du parcours fit défiler devant les yeux de CYBERILLAC beaucoup des nouvelles façades de Bordeaux. Nouvelles parce que découvertes pour la première fois, nouvelles parce que nettoyées. Dans un cas comme dans l'autre on ne se lasse pas de les admirer. Et toutes semblent dessinées sur le même style sobre aux harmonieuses proportions et d'un classissisme universel comme issu du grand livre d'une unique école d'architecture française ayant ouvert ses portes au XVIII ème siècle pour rayonner sur toute l'Europe de Versailles à St Pétersbourg. Pourtant combien de détails délicieux, combien d'effets inattendus sont inscrits partout dans la pierre de Bordeaux ! Voyez par exemple la frise de cette maison à l'entrée de la rue Thibault-Joseph de Gobineau. Elle sépare les deux étages en donnant de la gaité à toute la façade. Sans elle la superposition des deux rangées de fenêtres eût paru trop sévère et n'eût pas promis autant de surprises en ce début d'itinéraire.

C'est pourquoi j'aime maintenant à vous présenter en image tous ces bijoux architecturaux rencontrés au hasard du cheminement de notre petit train.

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La vierge à l'enfant installée en 1867 à l'angle de cet immeuble exprime l'attachement des propriétaires à la religion catholique. Elle dit aussi leur goût simple pour décorer leur maison en évitant l'austérité des angles et la tristesse des murs nus.

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Là, au dessus de la porte, c'est avec beaucoup d'audace et beaucoup d'à propos qu'est signalée l'entrée du bâtiment des douanes.

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Ailleurs, La composition sur la pierre incite à une pause exotique.
Hélas la photo est floue !

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Une photo floue ! Pani pwoblem ! comme dirait Eva, il y a toujours un logiciel pour arranger ça. Si ma solution vous intéresse, cliquez ici sur la photo.

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Ce serpentin autour de la pendule, sans être inconvenant, surprend et égaye le fronton du sage Palais Rohan, maintenant hôtel de ville.

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Qu'ils soient majestueux, nobles ou un peu fêlés, les mascarons de Bordeaux amusent le passant autant qu'ils amusèrent leurs créateurs. Quelle était exactement leur mission pour distribuer ainsi ces têtes au dessus des fenêtres ? Dans bien des endroits la pierre sculptée se lit comme un livre. A Bordeaux le livre est une bande dessinée dont les personnages, caricatures de figures connues à l'époque, expriment ce qu'ils ont vécu d'embarassant, de drôle ou de tragique.

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D'autres ont l'air poupins ou franchement moqueurs. Le dernier de la collection est sans doute le plus sympathique parmi les 3000 mascarons qui décorent la ville. Il se voit bien mieux à l'entrée du cours de l'Intendance, l'artère la plus prestigieuse de la ville. Les étrangers, de plus en plus nombreux, se font ainsi une idée revisitée des mœurs bordelaises. S'ils savaient déjà que nous produisons du bon vin, il découvrent maintenant que n'exportons pas toutes nos bouteilles et que le nectar qui nous abreuve à la moindre occasion met dans nos têtes le petit grain de folie qui manquait à notre réputation. Quelle promotion inattendue ! In vino veritas !

Les sources d'inspiration des tailleurs de pierre sont multiples et varient selon les époques. Si le XVIII ème siècle occupe majoritairement les quartiers comme nous allions continuer à le voir le long des quais notamment, des motifs antiques ou moyenageux se rencontraient de temps en temps au hasard des rues.

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Et aussi. . . des motifs contemporins.

Après avoir longé la place des Quinconces, nous avoir fait admirer la colonne des Girondins et sa fontaine aux chevaux de bronze, après nous avoir donné à apercevoir, hélas en travaux, les colonnes rostrales marquant majestueusement la rencontre de la place et du fleuve, le petit train enfila les quais pour passer devant la place de la Bourse ce chef d'œuvre architectural qui a contribué au renom de Bordeaux comme l'a fait depuis toujours sa passion pour le vin.

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J'ai volontairement juxtaposé ces deux dernières photos du même lieu. Michel a pris celle de gauche et moi celle de droite. Les informations numériques enregistrées sur les fichiers montrent que 40 minutes séparent ces deux prises de vue. Comment est-ce possible alors que nous étions tous deux dans le même train au même moment ? Il faut en déduire que l'un des deux appareils, peut être même les deux, avait son horloge mal réglée. J'ai vérifié le mien, il est à l'heure. Alors Michel, tu n'as pas bien préparé ton matériel pour cette belle sortie de CYBERILLAC. Bah ! Ce n'est qu'un détail qui ne remet pas en cause ton expertise sur le traitement photo que tu communiques à nos adhérents avec bonheur. Ils en redemandent. Passé cet anachronisme technique, il est quand même étonnant de remarquer que nous avons eu tous deux un choix quasiment identique du meilleur angle pour photographier la place de la Bourse. N'y aurait-il que celui là pour promouvoir ce magnifique ensemble ?

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Non, tous les angles sont bons car la géométrie de la place a justement été conçue pour offrir à la Garonne une entrée sur Bordeaux majestueuse. La courbe des immeubles est comme deux bras accueillant le visiteur pour une embrassade de bienvenue. Les architectes du XVIII ème l'ont voulu ainsi et ceux du XXI ème en ont rajouté avec le miroir d'eau qui reflète les façades et les magnifie dans le soleil. Il n'était pas avec nous en cette matinée du 19 juin, c'est pourquoi je vous engage à y revenir dès la première éclaircie. En plus c'est un lieu très animé quand il commence à faire chaud et que les enfants pataugent joyeusement dans cette mare somptueuse. Tout le monde d'ailleurs a envie comme eux de se déchausser et il n'est pas rare de voir des hommes d'affaires, costume cravate traverser pieds nus et chaussures à la main le miroir pour un petit plaisir urbain avant de retourner à leurs préoccupations professionnelles. C'est à voir, reflets et ablutions, pour appréhender combien fut géniale l'idée de cette réalisation.

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C'est ici la porte Cailhau qui était au moyen âge ( 1495 date de sa construction ) une des entrées de la ville. Il faut venir à Bordeaux pour constater les premières libertés prises par les fortifications pour sortir du schéma murailles impénétrables des châteaux forts et préfigurer la Renaissance avec des éléments plus décoratifs que défensifs. Cela se remarque déjà dans l'élégance des toitures et dans l'encadrement des fenêtres à meneau.

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A l'arrière plan le Pont de Pierre.
Le petit train est passé trop vite pour que les matheux de CYBERILLAC aient réussi à compter les arches. Il y en a 16 comme autant de lettres dans Napoléon Bonaparte.
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Autre accès à la ville : La porte Dijeaux. Entre la place Gambetta et la rue qui porte son nom, elle marque l'entrée du quartier piéton et commerçant. Si le petit train y avait pénétré, il n'aurait jamais pu avancer tant cette rue et la rue St Catherine qui lui est perpendiculaire sont encombrées d'une foule à la densité impressionnante. Un samedi après-midi, pendant les soldes, il faut beaucoup de courage pour y circuler en compagnie de madame s'arrêtant partout pour taquiner le portant.

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Cette fois la photo de Michel, prise 40 minutes plus tard ( il a dû tomber du train ! ), montre la porte sous un angle légèrement différent. L'immeuble sur la droite est aujourd'hui fermé. Il n'y a pas si longtemps il abritait le magasin Virgin dont les affaires déclinantes n'ont pas permis son maintien en centre ville. Dommage ! Cette activité rendait attractive la place Gambetta comme elle l'était du temps du Printemps et bien avant à l'époque des Magasins Verts. Des projets existent pour la dynamiser. Attention ! ne pas toucher au jardin, laisser en place les grands arbres. Il faut simplement réouvrir des commerces qui draînent la jeunesse comme faisaient Virgin et comme faisait le Royal Gambetta qui servait des cafés liégeois à se damner.

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S'il y avait un standard à respecter dans l'agencement des fenêtres sur les façades bordelaises, ce serait celui là : un rez de chaussée avec des arcs en plein cintre et, sur la clef de voute, l'incontournable mascaron, un premier étage avec un minimum de décoration florale et un dernier étage à la Mansard rehaussé du classique chapiteau triangulaire. Quelques éléments architecturaux font l'élégance de ces immeubles. D'abord la proportion des ouvertures. Les fenêtres du bas ont la même hauteur que celles du dernier étage alors que celles de l'étage intermédiaire sont beaucoup plus hautes et munies d'une grille joliment ouvragée, ensuite le fameux chapiteau dont l'absence eût affadi, voire contrarié la géométrie de l'ensemble, cette géométrie d'ailleurs, à la fois discrète et fondamentale comme pour rappeler qu'une construction ne peut ête belle sans le secours des mathématiques. Il y a aussi la façon dont jointent les pierres du rez de chaussée. Rien n'est laissé au hasard dans ce dessin subtil. C'est lui qui amorce l'élancement des étages, lui qui invite le regard à monter lentement jusqu'au toit en s'arrêtant, admiratif, sur le moindre détail. C'est aussi lui qui, répété sur la porte Dijeaux, donne au visiteur l'impression d'être accueilli à l'entrée de la ville aussi amicalement qu'à l'entrée des maisons.
Et on a dit que Bordeaux était une ville fermée !

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Tout ce qui vient d'être dit s'applique avec encore plus de bonheur lorsque l'immeuble s'arrondit comme ici à l'entrée du cours de l'Intendance.

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Cette photo de la cathédrale St André prise par Michel m'inspire quelques réflexions. La première, bien entendu, concerne la noiceur des pierres. Alors que partout ailleurs la ville a été grattée, la cathédrale fait figure de laissée-pour-compte. Il faut en faire le tour pour s'apercevoir que le monument est gigantesque et qu'à peine nettoyé d'un côté, il faudrait recommencer avant d'entreprendre le suivant. Elle ne sera donc jamais entièrement blanche la cathédrale de Bordeaux ! Celle de Burgos en Espagne, qui n'a rien à lui envier en terme de grandeur a réussi sa métamorphose chromatique. Ce serait donc possible ? Trouver la réponse à cette question est une affaire de spécialistes. Tant de paramètres entrent en jeu ! Le niveau de pollution, la nature de la pierre et, non des moindres, le coût que représente une telle opération... Pourtant les voitures n'en font plus le tour et la pollution s'en trouve réduite d'autant. Cela n'a pas l'air de solutionner durablement le problème.
On a beaucoup loué la transformation de Bordeaux. Cependant, certains esprits chagrins ou nostalgiques la trouve maintenant trop minérale. Il est vrai que le cours de l'Intendance par exemple n'a pas d'arbre. Il est vrai qu'autour de la cathédrale il n'y a pas davantage de jardins. Il y a le passage du tram et de grandes dalles anthracites forment un vaste promenoir. Les édiles bordelais ont pris conscience de cet état et prévu la plantation d'arbres à l'arrière de la cathédrale. C'est le chantier visible à droite sur la photo.

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Pey Berland, homme d'église et archevèque de Bordeaux au moyen âge fit ériger cette tour qui porte son nom. On lui doit aussi l'université de Bordeaux et l'hôpital St André.
Grâce à un nettoyage prioritaire et grâce à l'éclat de la dorure de la vierge tout en haut, la tour de l'archevèque
semble avoir été construite l'année dernière ! peyberland

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Et, quand il s'agit d'ajouter des étages aux étages, Bordeaux continue de soigner l'ordonnancement de ses façades dans de splendides harmonies.

Victor Hugo écrivait : Prenez Versailles, ajoutez-y Anvers et vous aurez Bordeaux La photo de gauche montre un des portails de l'hôtel de ville, celle de droite la clôture du jardin public. J'ai vu tout autour du château du roi soleil d'aussi resplendissantes décorations. Je ne connais pas la ville d'Anvers mais rien que pour ces grilles je donne raison à notre poète national.

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L'œil inspiré du photographe a flashé sur ce détail, sans doute pour dire que nous ne sommes ni à Versailes, ni à Anvers mais à Bordeaux, n'en déplaise au poète.

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Passage du petit train à proximité de l'église Saint Seurin. Encore un nom bien curieux ! Nous avons ici une page bien documentée qui explique les origines du nom et de l'édifice.
Sur cette page une gravure ancienne montre l'implantation du château Trompette, forteresse qui a marqué l'histoire de Bordeaux à l'époque où la ville était aux mains des anglais. Détruite en 1818 elle a laissé la place à l'esplanade des Quinconces. Ce vaste espace libre a résisté pendant 200 ans à l'appétit immobilier des grands centres urbains. Depuis l'empire romain Bordeaux s'est transformée de multiples façons mais a toujours conservé un plan agréable pour une entente réussie entre les différents besoins de ses habitants. Aujourd'hui s'ajoute à ces derniers le tourisme qui, plus que jamais, la rend attirante.

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Bien des villes du sud ont gardé leurs arènes qu'elles utilisent toujours pour des besoins comparables à ceux pour lesquels elles furent édifiées sous l'empire romain. Voyez Nimes, voyez Arles, voyez Fréjus. A Bordeaux, il ne reste pratiquement rien du grand amphithéâtre. Là, pour infirmer ce que je disais plus haut, l'espace a été récupéré pour construire des maisons d'habitation. C'est la raison pour laquelle il est difficile de se faire une idée précise de ce qu'était le "palais" Gallien. Il est maintenant noyé dans l'urbanisation et n'attire pas vraiment les visiteurs. Un jour peut être une nouvelle transformation de ce quartier le rendra plus accessible. On peut tout attendre de Bordeaux ...

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Bientôt le quartier Cheverus deviendra îlot Cheverus. Il est aujourd'hui un chantier audacieux qui promet un ensemble moderne au cœur de la ville où l'on trouvera d'autres boutiques que celle ci dont la devanture paraît être d'un siècle révolu. Elle reste fixée ici pour un clin d'oeil à Jean-Pierre notre conférencier du 3 février assisté de Patanegra, le cochon endormi dans le nuage informatique. patanegra.jpg

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Fin du parcours. Le petit train regagne son point de départ après une heure de promenade en suivant les allées de Tourny comme bien d'autres bordées d'immeubles remarquables.

Et l'horloge du grand théâtre affiche bientôt midi, l'heure de la pause déjeuner.

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Bien qu'il fût tentant de la prendre à l'Entrecôte, c'est vers la gare St Jean que CYBERILLAC se dirigea en reprenant le tram aux Quinconces. A Bordeaux l'Entrecôte est une institution. Chaque jour, le midi comme le soir, on y fait la queue pour ce plat unique et sa sauce incomparable. Il faut de la patience mais la récompense est toujours en haut de l'escalier. Qu'on donne du recul aux ruines du palais Gallien, pourquoi pas, qu'on rase et reconstruise Cheverus je veux bien, qu'on aménage la place Gambetta pour plus d'attractivité, c'est bien mais qu'on touche à l'Entrecôte alors, là... je crie au scandale, j'ouvre une pétition, et m'attache au réverbère avec une grosse chaîne pour ne rendre la clef du cadenas que si on change d'avis.

C'est au Café du Levant que nous avons déjeuné, une bonne adresse pour qui aime l'ambiance brasserie avec son décor si particulier qui attire la clientèle autant que sa gastronomie.

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Les appétits satisfaits, chacun a regagné St Jean d'Illac soit directement soit en flânant un peu plus dans Bordeaux. Et, en complément au circuit du petit train qui ne peut emprunter les rues piétonnes les flâneurs ont retraversé à pied la place de la Bourse et se sont intéressés au quartier St Pierre, à la place du Parlement et à la rue St Catherine pour finir par un verre au Café Français au pied de la cathédrale.

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FIN

Jean-Pierre VENNIN ( Juillet 2015 )

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